Depuis que je suis enfant, l’observation du ciel m’a toujours fasciné.
J’avais moins d’une dizaine d’années lorsque j’ai commencé à avoir des réflexions sur les limites de l’univers et le fait que le vide n’est pas vide..
Et pourtant j’ignorais tout de ce qui était quantique.
Mais il y avait quelque chose de profond dans mon raisonnement, je le savais, pas besoin de me le démontrer.
C’était inscrit en moi.
Pas de doute, pas de peur, pas de questionnement.
C’est comme chercher qui de l’œuf ou la poule est arrivé en premier.
Évidemment que c’est l’œuf, si nous le percevons comme une forme de matrice au potentiel non-manifesté.
Les Chaldéens eux-mêmes considéraient l’œuf comme un symbole puissant pour leur cosmogonie : l’œuf primordial d’où serait né l’univers.
L’œuf qui contient simultanément l’infiniment petit et l’infiniment grand, à la fois fragile et résistant.
Bien entendu, il est le symbole de la fertilité par excellence, celui de la renaissance aussi.
Il était d’ailleurs peint et offert en cadeau durant l’Antiquité pour célébrer le retour du printemps.
Au-delà de toute cette symbolique, l’œuf n’est-il pas la représentation ultime de tout notre être ?
Ce qui semble enfermé n’est qu’en attente de son moment.
Dans la coquille réside non pas une prison, mais la protection nécessaire jusqu’à l’instant propice de l’éclosion.
C’est en vous, comme c’était une évidence pour moi lorsque j’étais enfant. C’est disponible là, maintenant, en attente d’être manifesté.
Vous ne pouvez pas continuellement continuer de reboucher les fissures et les trous qui se forment sur votre coquille par peur de voir le monde.
C’est un combat perdu d’avance, une résistance inutile.
Concentrez toute votre énergie pour être prêt le jour où vous devrez déployer vos ailes.